Episode #388: Les violences obstétricales et gynécologiques (Martin Winckler / Marc Zaffran)

Jérémy Royaux interviewe le docteur Marc Zaffran concernant les violences obstétricales.
http://www.martinwinckler.com/

musique du générique : www.bensound.com

7 réponses
  1. MB
    MB dit :

    Merci pour cet excellent épisode.
    Pour ajouter ma contribution, j’ai moi même subit une expulsion forcée lors de mon premier accouchement. Personne ne m’a demandé ou expliqué ce qu’il se passait. J’ai vu une dame (qui était-ce d’ailleurs?) littéralement se jeter sur mon ventre en s’agrippant au drap sur lequel j’étais.
    Effrayant!

    MB

  2. Bret-Morel
    Bret-Morel dit :

    Bonjour, merci pour ce podcast intéressant, je suis un habitué ici.
    Voilà, j’aimerais poser une question à propos d’un passage, celui quand l’intervenant explique que vacciner ou ne pas vacciner c’est de la responsabilité du patient, idem pour celui qui va conduire malgré l’ingestion d’un médicament qui impacte la capacité de vigilance. Le passage va de 32min40sec à 39min43sec.
    En effet, à aucun il ne mentionne le fait que ces patients mettent la vie des autres en danger et je ne comprends pas que le médecin ne s’oblige pas à mentionner cela même si “le médecin n’est pas le flic du bien public” et “n’a pas à faire comme la classe dominante” et “il ne faut pas moraliser le patient” ou encore “c’est mentir au patient qui est un crime” et “on n’est pas dans un état totalitaire”.
    Ma question est juste à propos de la mention ou pas de l’impact sur les autres à propos du vaccin refusé (ex : la coqueluche peut être donnée à d’autres personnes fragiles) ou du médicament : est-ce juste un oubli ou n’est-ce pas important ? Merci d’avance pour votre réponse.

  3. Jeremy royaux
    Jeremy royaux dit :

    Je transmet la réponse de Martin Winckler :
    Il me dit qu informer sur les dangers de ne pas suivre les vaccinations prévus fait partie d'”informer” mais qu’il faut le faire sans culpabiliser sinon c est de la manipulation et c est pas éthique.

  4. Guillaume
    Guillaume dit :

    Le problème de son raisonnement sur la vaccination est qu’il existe une problématique de santé publique ; les patients non vaccinés sont des vecteurs de maladies contagieuses pour les autres. Une fois de plus le choix personnel n’est pas valable dans ce contexte.

  5. mm
    Jeremy Royaux dit :

    en fait il n’a jamais dit le contraire. Je lui ai posé la question et il a répondu ce qui est indiqué plus bas, c’est à dire que le médecin informe le patient des conséquences de son choix sans le moraliser. C’est une position assez banale et courante chez les soignants. Dès qu’on commence à moraliser ou avoir une position haute / paternaliste, on perd la relation thérapeutique et le patient soit ne revient pas soit n’applique rien de ce qu’on lui propose.
    Ce que veut dire Winckler c’est que le rôle du médecin est d’informer mais pas plus. Si le patient ne veut pas être vacciné, ce n’est pas au médecin de faire plus que de donner de l’information

    Jérémy

  6. Guillaume
    Guillaume dit :

    Je n’enlève rien à ce médecin qui rapporte des choses très intéressantes notamment sur le statut des femmes. J’estime juste que sur la vaccination, réussite la plus flagrante de la médecine occidentale, son raisonnement est trop consensuel et que parfois il faut savoir trancher. Si certaines vaccinations sont obligatoires, alors elles doivent être réalisées et l’information n’a pas lieu d’être.

  7. mm
    Jeremy Royaux dit :

    Guillaume : Je comprend la critique disant qu’il est trop consensuel.

    Cela dit, pour la suite :
    Le médecin n’a ni obligation à vacciner ni pouvoir de contrainte, il ne peut donc techniquement que faire une seule chose : informer
    Le reste, ce n’est pas sa responsabilité mais celle de la justice.

    Je suis thérapeute et pas médecin mais si j’étais à sa place, j’informerais un maximum sur les risques et bénéfices mais je ne moraliserais pas non plus. Dés qu’on rentre là dedans, on n’est plus dans l’aide du patient (c’est une faute éthique potentielle, comme Winckler le dit) et en plus on perd en efficacité. Une bonne relation thérapeutique reste le meilleur meilleur moyen de convaincre (donc sans moraliser et sans être paternaliste)

    Nous avons des cas similaire en thérapie avec des comportements qui mettent le patient et d’autres personnes en danger mais un la plupart des thérapeutes diront, comme Winckler, que c’est une faute d’essayer de faire peser une contrainte sur le patient en le moralisation où bien en le prenant de haut, en lui posant des exigences ( et c’est également ce qu’il y a de moins efficace pour amener quelqu’un à un comportement)

    L’information donnée par les médecins généraliste semble néanmoins incomplète dans certains cas
    voir cet article : (60% des médecins n’informeraient pas ou peu sur ce sujet) :
    http://sante.lefigaro.fr/article/vaccination-les-medecins-pas-toujours-coherents

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *