Épisode #429: conférence SITP : La critique des religions par les lumières allemandes (Monique Weiss)

Interroger les rapports entre Lumières et religion revient souvent à s’intéresser aux penseurs français du 18e siècle qui ont contesté l’influence à la fois spirituelle et politique de l’Eglise catholique et de son clergé. Mais le rôle décisif d’un Voltaire, d’un Diderot ou d’un baron d’Holbach dans la critique du cléricalisme, voire de la religion, ne doit pas faire oublier les contributions d’autres penseurs dans d’autres contrées à l’émergence d’une approche nouvelle, moins apologétique, plus scientifique, des religions. Dans cette optique, mon exposé traitera des milieux érudits, essentiellement protestants, qui ont fait éclore et prospérer l’Aufklärung, les Lumières de langue allemande. Il sera centré sur quelques auteurs emblématiques et leurs œuvres les plus marquantes, d’Emmanuel Kant à Moses Mendelssohn, en passant par Reimarus et Lessing. Je reviendrai notamment sur deux querelles décisives de la fin du 18e siècle, à savoir la « querelle des fragments » et la « querelle du panthéisme ».

Monique Weis est chercheure qualifiée du Fonds national de la Recherche scientifique et chargée de cours à l’Université Libre de Bruxelles. Docteure en philosophie et lettres, elle s’est spécialisée dans l’étude des rapports entre politique et religion en Europe occidentale à l’époque moderne. Dans ce cadre, elle s’intéresse plus particulièrement aux littératures de combat et aux écrits d’opinion, dans les domaines français, germanique et anglais. Monique Weis a dirigé le Centre interdisciplinaire d’Étude des Religions et de la Laïcité à l’Université Libre de Bruxelles entre 2013 et 2016. Elle a présidé BABEL, l’association belge pour l’étude des religions, en 2016 et 2017.

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