Épisode #362: L’imposteur ?

Nicolas Gauvrit discute d’un article d’Idriss Aberkane.
L’article d’Aberkane discuté dans l’émission https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01291105/document
21 réponses
  1. Adrien
    Adrien dit :

    Bonjour Nicolas,

    je suis globalement d’accord avec toi sur la critique à apporter sur le personnage, et surtout sur son discours. Là-dessus je pense que n’importe quelle personne peut relever les approximations et raccourcis, personne avec un minimum de science critique.

    Par contre une chose me chagrine : a-t-il lui-même menti sur son CV ? C’est à dire a-t-il lui-même dit et écrit ses titres ? Car la différence entre ce que disent les médias sur ton CV et ce que tu as dit il y a parfois un monde… Si tu fais des cours en tant qu’ATER, personne ne comprend de quoi tu parles. Faire des cours à la fac, là on comprend. Donc je ne prends pas totalement sa défense, mais je pense qu’il ne faut pas sur-gonfler son déjà-gonflage de CV (par omission ?). D’après moi il y a un quadruple effet sur l’histoire : il gonflouïlle (oui j’aime bien) son CV de manière ultra limite (et lors de son post sur son site à propos de son CV on a vu qu’il n’était pas précis), les médias en rajoutent, lui laisse faire quand il a la possibilité de rétorquer (ce n’est pas toujours possible), et enfin les sceptiques lui tombent dessus en mixant les 3 fautes précédentes.

    Adrien

  2. John Smith
    John Smith dit :

    À vrai dire je le ne connaissais pas.
    Avantages d’être SPF (Sans Poste (de télé) Fixe.

    Mais, ça été un régal.
    Merci beaucoup!

  3. joets
    joets dit :

    Je ne connaissais absolument pas cette nouvelle imposture. Et pourtant j’en connais un paquet sur le sujet. Merci à Nicolas Gauvrit d’avoir eu le courage d’avoir voulu comprendre cette prose pour le moins fumeuse.
    Par rapport aux Bogdanoff, il y a une grande différence. Les Bogdanoff utilisent un langage standard dont les termes ont un sens précis. Et c’est justement parce qu’ils utilisent un langage standard qu’on peut leur porter la contradiction. D’après ce que j’ai compris dans cet épisode, Aberkane ne définit pratiquement jamais les objets qu’il manipule. D’une certaine façon cela lui permet d’éviter toute contradiction. Comment dire que deux propositions sont contradictoires si elles ne sont pas définies? A mon sens, cela est impossible. Bref Aberkane, c’est apparemment du sous-Bougdanoff, de l’invérifiable-irréfutable, de l’insignifiant, de l’abstract non sense, version sciences cognitives.

  4. Megaptere
    Megaptere dit :

    Bonjour, je ne connaissais pas l’individu qui à l’air d’être un sacré phénomène. En revanche la phrase qui compare le partage de ressources physiques et le partage de connaissance, à défaut d’être rigoureuse (et donc scientifiquement utile dans l’article), permet de s’interroger sur l’utilité et la pertinence de la façon dont est gérée la propriété intellectuelle. Il me semble que Richard Stallman utilise le même genre de comparaison pour défendre les licences libres. Cela me semble injuste de le ranger au coin des posts facebook mielleux et inutiles.
    Pour le reste on aura bien compris que l’utilité du travail de ce Monsieur sert à vendre du papier et des interviews.

  5. Joe martini
    Joe martini dit :

    J’adore la colère froide de Nicolas !!
    Je connaissais pas le bonhomme mais il est habillé pour l’hiver !
    Bravo Nicolas

  6. Christophe AUBRY
    Christophe AUBRY dit :

    Bravo Nicolas d’avoir décortiqué cette « publi » avec toutes ses contradictions. J’avais déjà vu cette personne dans des vidéos sur youtube. Ses tournures de phrases, son aplomb et sa gestuelle m’ont instantanément fait penser aux formateurs/sensibilisateurs/motivateurs que j’ai croisés dans mes différents stages de « développement personnel » que mes RH successifs m’ont obligés à suivre… C’est beaucoup de théâtre… Pour info, Il a été cité comme référence sur la page FB de l’effet Dumas…

  7. Cédric Buron
    Cédric Buron dit :

    Une micro remarque : dans certains domaines, les papiers de grandes conférences sont aussi réputés que les papiers journal, et sont revus par des pairs. C’est notamment le cas en informatique (conférences IEEE, IJCAI…)

  8. agarwaen
    agarwaen dit :

    La comparaison entre le partage de ressources physiques et le partage de connaissance, ça renvoie à une notion économique, qui est la rivalité d’un bien. Un bien est qualifié de rival lorsqu’il ne peut être consommé que par un seul agent économique. C’est une notion qui a été particulièrement été étudié par Lawrence Lessig, dans « L’avenir des idées » de mémoire, qui est le bouquin où il étudie la notion de communs informationnels et où il démontre l’application de la tragédie des communs aux biens immatériels. Donc c’est à la croisée de l’économie et du droit et certainement pas une notion mathématique. Ceci dit, je serais curieux de savoir si quelqu’un a cherché à étendre la notion de façon plus scientifique du coté des sciences de l’information.

  9. Ce
    Ce dit :

    Aberkane toujours Aberkane encore Aberkane:) Personnellement, en l’écoutant et en le regardant, j’ai plus l’impression d’avoir à faire à un vendeur de tapis qu’à un scientifique. Avec ses petites phrases à l’emporte pièce il avait tout anticipé! C’est un fin utilisateur de la PNL. Il s’attribue des citations, crois inventer des concepts novateurs, s’auto proclame ambassadeur, normalien, mathématicien, etc. Je suis curieux de savoir combien de temps ce cirque va encore continuer avant qu’un type lui tombe dessus dans une émission ou dans un colloque! Le public hébété semble en redemander, les accusateurs traités de jaloux alors qu’ils sont face à un type dont le niveau réel de sciences exactes s’arrête à la Licence3 de SVT. Aucune légitimité scientifique. Aucune légitimité universitaire. Aucun article. Du vent. De la poudre de perlimpinpin. Du pain et des jeux:)

  10. Morel
    Morel dit :

    (Selon moi) Il y a ici une confusion entre conscience et connaissance, qui ne sont pas clairement définies. Parce que la définition de « savoir que savoir que 1=1 » n’est autre chose qu’ « avoir conscience de savoir que 1=1 ».
    La question est alors ici: est-ce qu’avoir conscience de quelque chose est déjà une connaissance? Qu’ai-je appris de plus entre le moment où j’apprend et le moment où je m’en rend compte, si ce n’est le fait de m’en rendre compte? Et, est-ce apprendre que de prendre conscience? Ou non pas plutôt, apprendre de ce dont j’ai conscience, ce qui est différent.

    Ce n’est que mon point de vue: la conscience est un état, une représentation dynamique et temporaire que je me fais du monde mais que je fixe en cet instant. Je ne perçois pas aujourd’hui les choses de la même manière que je le faisait hier. Pour autant, ont elles autant changé que ma perception d’elles?

    Se savoir savoir ajoute-t-il au fait de savoir? Si je sais plus, sais-je mieux?
    Se savoir être vivant ajoute-t-il au fait d’être vivant?

    La conscience évolue, la connaissance aussi.

  11. Le Tigre de France
    Le Tigre de France dit :

    C’est dommage le sujet semblait intéressant ! :(
    La prochaine fois, essayez de faire le même billet, mais sans argument « persuasif » ou fallacieux, sans interprétation abusive, sans cette rage apparente, ou ce sarcasme à longueur de temps, ça confirme un biais cognitif dans le jugement.
    Mise à part le fait qu’on oublie très rapidement que la « science dur ≠ science molle ». L’article est intéressant, merci pour le travail.

  12. joets
    joets dit :

    Remarque intéressante de Morel sur le processus itératif « savoir, savoir qu’on sait, savoir qu’on sait qu’on sait », etc. Quelle est sa signification?
    Cela ressemble un peu à ces paradoxes logiques du type « ensemble des ensembles », c’est-à-dire une construction qui s’injecte dans elle-même. D’une part ce n’est pas parce qu’on définit formellement une procédure itérative, qu’elle a nécessairement un sens. De plus, à supposer qu’elle en ait un, le résultat peut être tout à fait trivial. Je pense ici à des constructions itératives mathématiques qui donnent des choses tout à fait banales quand on itère. Un exemple est fourni par les espaces de cohomologie qui deviennent tous nuls au-delà de la dimension de l’espace.

  13. G Quentin
    G Quentin dit :

    A l’intention d’Adrien, il a modifié son CV, mais plusieurs mentions, c’est lui-même qui les a écrites, « PROFESSEUR à Centrale Paris », ou encore « chercheur affilié au CNRS ».

  14. F. Lonnoy
    F. Lonnoy dit :

    le problème est que votre analyse ne bénéficiera jamais de relais dans les médias qui soient à la hauteur de l’effet produit par la promotion de tels personnages. Les médias préféreront ne plus inviter ce genre de personne plutôt que d’admettre officiellement qu’ils se sont fait berner. Cela me fait penser aux gourous qu’on montre à la télé, souvent pour les dénoncer. Au résultat, il me semble, ça leur fait à chaque fois plus de pub que ça ne leur nuit réellement. Seule la justice peut y mettre un terme mais elle-même rencontre des difficultés pour parvenir à des condamnations. Merci pour ce décorticage.

  15. ce
    ce dit :

    F. Lonnoy, tout est dit! On lui fait de la pub et lui se plaint d’être montré du doigt donc jalousé alors que tous post doc de mon labo pouffent de rire en l’écoutant parler. Ses fans s’offusquent car l’illustre « docteur » en littérature est critiqué et renvoyé à ses mensonges. Ce type raconte n’importe quoi, les médias le savent très bien mais ils font leur beurre pendant que lui fait son buzz car un Aberkane flatte l’ego des masses hébétés pour qui les sciences s’arrêtent aux épisodes de Star Trek!
    Quand je vois son public, à quoi bon leur parler de sciences exactes, de relations mathématiques, de physique fonda, de démonstrations, de non contradiction, d’articles scientifiques, d’articles à comité de lecture, d’agrégation, d’ENS, de qualification CNU? C’est peine perdue.
    Ceci dit, il y a une justice car Aberkane n’accédera jamais à un statut d’honorabilité et de respectabilité. Il s’est englué dans des mensonges et des effets de manche qui le poursuivront jusqu’au bout. Les Bogdanoffs n’ont jamais réussi à passer pour autre chose que des amuseurs et des clowns. Quant à ceux qui veulent apprendre les neurosciences cognitives grâce à des factoides, il faut se réveiller et comprendre une bonne fois pour toute qu’il est nécessaire de se mettre au travail et de faire des efforts.

  16. Diego
    Diego dit :

    C’est assez marrant de voir beaucoup de sceptiques cracher sur Trump quand tous les médias foireux sont derrière Hillary au passage. Surtout quand on prend la peine de chercher des informations sur lui en dehors des conneries médiatique.

    Concernant Idriss, rien à dire par contre, ce podcast m’a bien éclairé sur le sujet.

  17. Jackseg
    Jackseg dit :

    Bonsoir,
    C’est étrange… Après toutes ces critiques, il a mis en ligne tous ces diplômes et ce que vous dites en début de vidéo est faux:
    http://idrissaberkane.org/index.php/cv/

    Je vois même un diplôme M1 de l’Ecole Normale Supérieure.
    Il a 3 doctorats, etc…

    Je ne connaissais pas ce type mais quand j’ai vu la cabale contre lui, je me suis dit que ce serait bien de chercher des informations.
    Je pense qu’il y a beaucoup de jalousie et de personnes qui n’aiment pas les gens qui vont dans la lumière.
    Vous pouvez enlever 90% de son CV, il reste plus impressionnant que la majorité des personnes qui le critique, on est pas face à un arnaqueur comme Grimaud.

  18. André
    André dit :

    Bon sang, je gobé tout ce que disais ce mec. Et quand je vous ai écouté monsieur, le démonter avec douceur et délicatesse.. Je fus convaincu. C’est un sophiste cet aberkane. Merci de m’avoir éclairé. Je vous aime !

  19. Aĵkh
    Aĵkh dit :

    Réponse zététicienne à une critique zététique, pour ce que d’intérêt scientifique.
    (Évidemment, sans parti pris : contrairement, visiblement, à l’intervenant de cet enregistrement, il ne s’agit pas d’imposer mon opinion à coups d’arguments rhétoriques — plus ou moins honorables au demeurant.)

    1°) Biais zététicien énorme et présenté sans justification.
    2°) Semi-homme de paille (en gros : c’est parce qu’il se présente bien que M. Aberkane a joui des éloges médiatiques. Les contre-exemples affleureraient aisément pour démonter cette attaque fallacieuse.
    3°) Pour quelqu’un qui déglinguait télé & radio, s’informer et juger des choses via des posts Facebook & Twitter… dénote d’un comportement scientifique de plus en plus important, et pour le moins intrigant.
    [ 4°) Bravo à notre humble orateur d’admettre que ses doutes sont parfois simplement erronés quant à la réalité des choses mises en doute. ]
    5°) Hyperbole afin de tourner en dérision l’homme. Mécanisation de son comportement : il ne serait donc qu’un « acteur » ; à mon humble connaissance, la plupart des imposteurs et des fous croient justement en la rationalité et même la vérité de leurs affabulations.
    6°) Mauvaise foi ou ignorance ? En tout cas, le discours sur les thèses (qui s’appuie, notons-le, sur le jury de soutenance de celles-ci) : qu’un informaticien se trouve juré d’une thèse de littérature comparée arrive dans le milieu universitaire. Qu’un étudiant travaille sur de nombreux domaines avec un chercheur précis, c’est monnaie courante, et c’est même la norme. Quiconque a connu de près le sujet sait que la pseudo-irrégularité présentée par l’orateur ne montre qu’un décalage par rapport à ce qui se passe concrètement dans le milieu universitaire.
    7°) Idem quant à Cambridge
    8°) Idriss Aberkane se dit normalien : un beau morceau de mauvaise foi mâtiné de fiction méritocratique que ces deux minutes ; il faut saluer la performance. Primo, I. Aberkane a toujours été clair sur la question : il est rentré à l’ENS de la rue d’Ulm comme étudiant normalien, au Département d’Études Cognitives (le jeune « DÉC »). La broderie de notre orateur est ici révélatrice de son ignorance du sujet : Aberkane n’est pas rentré sur concours, mais sur dossier (comprendre : peuh ! Vile façon de prétendre au noble statut de normalien !). Pas de chance : la procédure pour intégrer en tant qu’étudiant normalien (c’est la dénomination administrative, à la différence de l’« élève normalien », qui a intégré sur concours administratif (celui des CPGE / classes prépa’s) comme élève-fonctionnaire normalien, … cette procédure passe bien par un concours, le « concours étudiant ». Subtilité supplémentaire, celui-ci consiste en une sélection sur dossier universitaire et scolaire, puis sur concours, écrit puis oral.
    On pourrait suivre l’exemple de notre triste orateur dans ce podcast, et utiliser ce cafouillage comme charges contre son intention (quand c’est flou, y a un loup, dit l’adage… On tomberait dans la malveillance). Mais ne nous abaissons pas à cela, et n’en faisons que ce que cela semble être : une bévue due à la complexité des choses ; la réalité tient rarement dans les idéologies préconçues…
    Reprenons le charmant portrait aux vitrioles dressé à longueur de phrase ici : l’attaque contre Idriss se prétendant normalien étudiant (ce qu’il a été, comme on vient de le démontrer), se résume en : il a été pris sur dossier, donc seulement sur lui, son travail[, son microcosme mégalomaniaque] + s’il a passé un oral, on suppose (belle présomption de culpabilité !) qu’il y a joué de sa faconde pour séduire le jury. = on est loin des « vrais » normaliens !
    SAUF QUE : là encore, pas de chance : les « vrais normaliens », qui intègrent par le concours élèves de l’ENS, passent eux aussi des oraux… Quant à la faconde ou « bagout » de ceux-ci, je pense que la réputation des concours des grandes écoles françaises suffit à dire qu’elle est aussi présente dans des oraux de vingt minutes sur des sujets larges et ouverts comme c’est parfois le cas. D’ailleurs, on retrouve en fait ici la fiction méritocratique béate, à savoir l’ENS = « quelque de *très* valorisé, pour d’excellentes raisons […] cette fameuse É.N.S. d’où viennent beaucoup de Prix Nobel, par exemple ». Le rôle de l’ENS dans l’obtention d’un prix Nobel est assez dérisoire pour tout scientifique sérieux, utile de sortir ici toutes les preuves et études qui en parlent, et qui font autorité dans les milieux concernés, à savoir ceux de la sociologie et de la philosophie des sciences. Pour clore cet amusant commentaire de façon plus sérieuse : M. Aberkane a préparé le diplôme de normalien (diplôme de l’ENS-Ulm à l’époque), et peut à ce titre tout à fait prétendre au titre de normalien.

    Je vois la longueur de cette démonstration, qui en dit également long sur les arguments (on en a recensé au moins 8 en 9 minutes) qui prouvent de façon scientifique que :
    1°) ce est dit ici vaut pour ce qui est attaqué : remodeler la réalité pour la faire rentrer dans le p’tit trou de son idée préconçue, et servir ainsi son discours.
    2°) La façon de procéder des zététiciens est celle de ce que, dans les milieux scientifiques qu’on pourrait qualifier de sérieux, on appelle les coupeurs de cheveux en quatre en souriant. C’est bien beau, ça claque et cela fait du clic, mais au fond, c’est une spéculation affabulative et surtout téléologiquement guidée. Un cancer qui se développe, certes pas forcément à la télévision ni à la radio, mais beaucoup sur les canaux d’information mentionnés par le monsieur de cet enregistrement : les fils Facebook et les TL sur Twitter…

    À méditer, notamment quand on lit le commentaire ci-dessus : « je gobé tout ce que disais ce mec. Et quand je vous ai écouté monsieur, le démonter avec douceur et délicatesse.. Je fus convaincu. C’est un sophiste cet aberkane. Merci de m’avoir éclairé. Je vous aime ! » Sans commentaire, il faut avant tout laisser son auditoire se faire sa propre idée, et s’effacer devant ce qu’on veut porter à son attention.

    En espérant que la France guérisse de ce cancer pseudo-intellectuel et pseudo-scientifique, au plus vite.

    Ce qu’il serait rigolo, c’est que d’autres continuent le travail que j’ai fait (à partir de 8:30 dans l’enregistrement audio, donc), qui devient vite énorme quand on regarde dans les détails les discours des détaillants… Comme a dit un grand scientifique, peu importe le sujet, la connerie se répandra toujours plus vite et avec moins d’effort que sa réfutation scientifique.

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