Épisode #362: L’imposteur ?

Nicolas Gauvrit discute d’un article d’Idriss Aberkane.
L’article d’Aberkane discuté dans l’émission https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01291105/document
17 réponses
  1. Adrien
    Adrien dit :

    Bonjour Nicolas,

    je suis globalement d’accord avec toi sur la critique à apporter sur le personnage, et surtout sur son discours. Là-dessus je pense que n’importe quelle personne peut relever les approximations et raccourcis, personne avec un minimum de science critique.

    Par contre une chose me chagrine : a-t-il lui-même menti sur son CV ? C’est à dire a-t-il lui-même dit et écrit ses titres ? Car la différence entre ce que disent les médias sur ton CV et ce que tu as dit il y a parfois un monde… Si tu fais des cours en tant qu’ATER, personne ne comprend de quoi tu parles. Faire des cours à la fac, là on comprend. Donc je ne prends pas totalement sa défense, mais je pense qu’il ne faut pas sur-gonfler son déjà-gonflage de CV (par omission ?). D’après moi il y a un quadruple effet sur l’histoire : il gonflouïlle (oui j’aime bien) son CV de manière ultra limite (et lors de son post sur son site à propos de son CV on a vu qu’il n’était pas précis), les médias en rajoutent, lui laisse faire quand il a la possibilité de rétorquer (ce n’est pas toujours possible), et enfin les sceptiques lui tombent dessus en mixant les 3 fautes précédentes.

    Adrien

  2. John Smith
    John Smith dit :

    À vrai dire je le ne connaissais pas.
    Avantages d’être SPF (Sans Poste (de télé) Fixe.

    Mais, ça été un régal.
    Merci beaucoup!

  3. joets
    joets dit :

    Je ne connaissais absolument pas cette nouvelle imposture. Et pourtant j’en connais un paquet sur le sujet. Merci à Nicolas Gauvrit d’avoir eu le courage d’avoir voulu comprendre cette prose pour le moins fumeuse.
    Par rapport aux Bogdanoff, il y a une grande différence. Les Bogdanoff utilisent un langage standard dont les termes ont un sens précis. Et c’est justement parce qu’ils utilisent un langage standard qu’on peut leur porter la contradiction. D’après ce que j’ai compris dans cet épisode, Aberkane ne définit pratiquement jamais les objets qu’il manipule. D’une certaine façon cela lui permet d’éviter toute contradiction. Comment dire que deux propositions sont contradictoires si elles ne sont pas définies? A mon sens, cela est impossible. Bref Aberkane, c’est apparemment du sous-Bougdanoff, de l’invérifiable-irréfutable, de l’insignifiant, de l’abstract non sense, version sciences cognitives.

  4. Megaptere
    Megaptere dit :

    Bonjour, je ne connaissais pas l’individu qui à l’air d’être un sacré phénomène. En revanche la phrase qui compare le partage de ressources physiques et le partage de connaissance, à défaut d’être rigoureuse (et donc scientifiquement utile dans l’article), permet de s’interroger sur l’utilité et la pertinence de la façon dont est gérée la propriété intellectuelle. Il me semble que Richard Stallman utilise le même genre de comparaison pour défendre les licences libres. Cela me semble injuste de le ranger au coin des posts facebook mielleux et inutiles.
    Pour le reste on aura bien compris que l’utilité du travail de ce Monsieur sert à vendre du papier et des interviews.

  5. Joe martini
    Joe martini dit :

    J’adore la colère froide de Nicolas !!
    Je connaissais pas le bonhomme mais il est habillé pour l’hiver !
    Bravo Nicolas

  6. Christophe AUBRY
    Christophe AUBRY dit :

    Bravo Nicolas d’avoir décortiqué cette “publi” avec toutes ses contradictions. J’avais déjà vu cette personne dans des vidéos sur youtube. Ses tournures de phrases, son aplomb et sa gestuelle m’ont instantanément fait penser aux formateurs/sensibilisateurs/motivateurs que j’ai croisés dans mes différents stages de “développement personnel” que mes RH successifs m’ont obligés à suivre… C’est beaucoup de théâtre… Pour info, Il a été cité comme référence sur la page FB de l’effet Dumas…

  7. Cédric Buron
    Cédric Buron dit :

    Une micro remarque : dans certains domaines, les papiers de grandes conférences sont aussi réputés que les papiers journal, et sont revus par des pairs. C’est notamment le cas en informatique (conférences IEEE, IJCAI…)

  8. agarwaen
    agarwaen dit :

    La comparaison entre le partage de ressources physiques et le partage de connaissance, ça renvoie à une notion économique, qui est la rivalité d’un bien. Un bien est qualifié de rival lorsqu’il ne peut être consommé que par un seul agent économique. C’est une notion qui a été particulièrement été étudié par Lawrence Lessig, dans « L’avenir des idées » de mémoire, qui est le bouquin où il étudie la notion de communs informationnels et où il démontre l’application de la tragédie des communs aux biens immatériels. Donc c’est à la croisée de l’économie et du droit et certainement pas une notion mathématique. Ceci dit, je serais curieux de savoir si quelqu’un a cherché à étendre la notion de façon plus scientifique du coté des sciences de l’information.

  9. Ce
    Ce dit :

    Aberkane toujours Aberkane encore Aberkane:) Personnellement, en l’écoutant et en le regardant, j’ai plus l’impression d’avoir à faire à un vendeur de tapis qu’à un scientifique. Avec ses petites phrases à l’emporte pièce il avait tout anticipé! C’est un fin utilisateur de la PNL. Il s’attribue des citations, crois inventer des concepts novateurs, s’auto proclame ambassadeur, normalien, mathématicien, etc. Je suis curieux de savoir combien de temps ce cirque va encore continuer avant qu’un type lui tombe dessus dans une émission ou dans un colloque! Le public hébété semble en redemander, les accusateurs traités de jaloux alors qu’ils sont face à un type dont le niveau réel de sciences exactes s’arrête à la Licence3 de SVT. Aucune légitimité scientifique. Aucune légitimité universitaire. Aucun article. Du vent. De la poudre de perlimpinpin. Du pain et des jeux:)

  10. Morel
    Morel dit :

    (Selon moi) Il y a ici une confusion entre conscience et connaissance, qui ne sont pas clairement définies. Parce que la définition de “savoir que savoir que 1=1” n’est autre chose qu’ “avoir conscience de savoir que 1=1”.
    La question est alors ici: est-ce qu’avoir conscience de quelque chose est déjà une connaissance? Qu’ai-je appris de plus entre le moment où j’apprend et le moment où je m’en rend compte, si ce n’est le fait de m’en rendre compte? Et, est-ce apprendre que de prendre conscience? Ou non pas plutôt, apprendre de ce dont j’ai conscience, ce qui est différent.

    Ce n’est que mon point de vue: la conscience est un état, une représentation dynamique et temporaire que je me fais du monde mais que je fixe en cet instant. Je ne perçois pas aujourd’hui les choses de la même manière que je le faisait hier. Pour autant, ont elles autant changé que ma perception d’elles?

    Se savoir savoir ajoute-t-il au fait de savoir? Si je sais plus, sais-je mieux?
    Se savoir être vivant ajoute-t-il au fait d’être vivant?

    La conscience évolue, la connaissance aussi.

  11. Le Tigre de France
    Le Tigre de France dit :

    C’est dommage le sujet semblait intéressant ! 🙁
    La prochaine fois, essayez de faire le même billet, mais sans argument “persuasif” ou fallacieux, sans interprétation abusive, sans cette rage apparente, ou ce sarcasme à longueur de temps, ça confirme un biais cognitif dans le jugement.
    Mise à part le fait qu’on oublie très rapidement que la “science dur ≠ science molle”. L’article est intéressant, merci pour le travail.

  12. joets
    joets dit :

    Remarque intéressante de Morel sur le processus itératif “savoir, savoir qu’on sait, savoir qu’on sait qu’on sait”, etc. Quelle est sa signification?
    Cela ressemble un peu à ces paradoxes logiques du type “ensemble des ensembles”, c’est-à-dire une construction qui s’injecte dans elle-même. D’une part ce n’est pas parce qu’on définit formellement une procédure itérative, qu’elle a nécessairement un sens. De plus, à supposer qu’elle en ait un, le résultat peut être tout à fait trivial. Je pense ici à des constructions itératives mathématiques qui donnent des choses tout à fait banales quand on itère. Un exemple est fourni par les espaces de cohomologie qui deviennent tous nuls au-delà de la dimension de l’espace.

  13. G Quentin
    G Quentin dit :

    A l’intention d’Adrien, il a modifié son CV, mais plusieurs mentions, c’est lui-même qui les a écrites, “PROFESSEUR à Centrale Paris”, ou encore “chercheur affilié au CNRS”.

  14. F. Lonnoy
    F. Lonnoy dit :

    le problème est que votre analyse ne bénéficiera jamais de relais dans les médias qui soient à la hauteur de l’effet produit par la promotion de tels personnages. Les médias préféreront ne plus inviter ce genre de personne plutôt que d’admettre officiellement qu’ils se sont fait berner. Cela me fait penser aux gourous qu’on montre à la télé, souvent pour les dénoncer. Au résultat, il me semble, ça leur fait à chaque fois plus de pub que ça ne leur nuit réellement. Seule la justice peut y mettre un terme mais elle-même rencontre des difficultés pour parvenir à des condamnations. Merci pour ce décorticage.

  15. ce
    ce dit :

    F. Lonnoy, tout est dit! On lui fait de la pub et lui se plaint d’être montré du doigt donc jalousé alors que tous post doc de mon labo pouffent de rire en l’écoutant parler. Ses fans s’offusquent car l’illustre “docteur” en littérature est critiqué et renvoyé à ses mensonges. Ce type raconte n’importe quoi, les médias le savent très bien mais ils font leur beurre pendant que lui fait son buzz car un Aberkane flatte l’ego des masses hébétés pour qui les sciences s’arrêtent aux épisodes de Star Trek!
    Quand je vois son public, à quoi bon leur parler de sciences exactes, de relations mathématiques, de physique fonda, de démonstrations, de non contradiction, d’articles scientifiques, d’articles à comité de lecture, d’agrégation, d’ENS, de qualification CNU? C’est peine perdue.
    Ceci dit, il y a une justice car Aberkane n’accédera jamais à un statut d’honorabilité et de respectabilité. Il s’est englué dans des mensonges et des effets de manche qui le poursuivront jusqu’au bout. Les Bogdanoffs n’ont jamais réussi à passer pour autre chose que des amuseurs et des clowns. Quant à ceux qui veulent apprendre les neurosciences cognitives grâce à des factoides, il faut se réveiller et comprendre une bonne fois pour toute qu’il est nécessaire de se mettre au travail et de faire des efforts.

  16. Diego
    Diego dit :

    C’est assez marrant de voir beaucoup de sceptiques cracher sur Trump quand tous les médias foireux sont derrière Hillary au passage. Surtout quand on prend la peine de chercher des informations sur lui en dehors des conneries médiatique.

    Concernant Idriss, rien à dire par contre, ce podcast m’a bien éclairé sur le sujet.

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