Épisode #208: Les rêves lucides

Interview: David Medernach.

3 réponses
  1. Boris
    Boris dit :

    Bonjour

    J’ai bien aimé votre émission merci. Pour ceux que cela intéresse il y a eu un grand précurseur français sur le rêve “lucide” à savoir le marquis Hervey de Saint-Denys en 1867: http://www.reves.ca/theorie/28.htm

    Il serait bon aussi de préciser que le terme lucide est une traduction de l’anglais et qu’en français il serait plus judicieux de parler de “rêve conscient”

    Pour m’y être un peu intéressé et pour en vivre, dans les test de réalité en rêve vous pouvez très facilement essayer de voir si les chiffres et les lettres dans votre environnement sont stables. Dans un rêve conscient cela change très vite et socialement dans le monde réel cela ne se remarque pas. Vous pouvez aussi essayer de faire passer un de vos doigts à travers votre main.

    Enfin mais ma connaissance est parcellaire, je ne partage pas votre avis sur le fait que la communauté scientifique dites sérieuses pense que l’existence des rêves conscients étaient possibles et n’en parlait pas par manque d’intérêts. Essayer par exemple d’en trouver une trace chez JOUVET.

    C’était plus une posture dogmatique: “cela ne peut pas être” (si vous voulez essayer d’en parler à un psychanalyste ou un psychiatre de nos jours et vous verrez comment il va vous regarder…

    Bien à vous

  2. vaab
    vaab dit :

    Bonjour,

    Grand auditeur de podcasts (dont podcast science), et moi-même ayant une formation scientifique (Licence de Maths, et Master Génie Logiciel), je voulais partager ma surprise sur l’extrême timidité sur le sujet.

    Moi-même j’ai eu une adolescence tout a fait normale, et bourrée de rêve lucide. Aussi, ce que l’on y expérimente permet de mettre des anecdotes sur un ensemble de notions ayant trait à la conscience (les différents niveaux de lucidité par exemple, conserver sa conscience lors de l’endormissement, le degré de maléabilité des rêves, la possibilité de couper tout simplement le rêve…). De nombreux livres traitant de méditation (dormir, rever, mourir) , de psychologie plus ou moins borderline (entre la psychologie clinique, de psychanalyse, ou les psychotérapie utilisant les rèves lucides), ou les livres de Michel Jouvet (ayant une posture neurobiologique), et il me semble que les expérience sur le domaine sont depuis longtemp plus du tout nécessaire, et sont certainement assez rare comme les expériences sur les rêves sont aussi assez rare (pourtant personne ne met en doute le fait que tout le monde rêves). Michel Jouvet qui étudie les rêves et le sommeil semble un peu seul dans cette voie pendant de nombreuses décénnie (il est le découvreur du sommeil paradoxal), et il représente seul la raison scientifique. Il est pourtant particulièrement connu pour de nombreux raccourcis idéologiques, ou donnant des conclusions pour le moins ridicule … (j’ai plusieurs choses en tête mais je n’ai pas voulu les citer car je n’ai pas pu retrouver les sources exactes).

    Je ne souscris pas non plus à la façon d’essayer de trouver une explication pas cher à une généralité indéfinie de phénomènes parapsychologiques à travers le rêve lucide : Si un réveur est bien évidemment souvent incapable de soustraire à la logique abracadabrante de son rêve lorsqu’il le vit, cela ne résiste jamais à l’éveil. Si ce n’est pas le cas, cela s’appelle de la schizophrénie (et on parle ici d’une pathologie physique et psychologique). Vos terreurs noctures par exemple n’arrivent à vous terroriser que temporairement. On pourrait dire que la matière des rêves est parfaitement reconnaissable quand on est pas pris dedans.

    De manière générale, je serais très heureux d’entendre un podcast sur le sujet avec des pratiquants (car je ne suis de loin pas une exception). Je trouve très interessant par exemple ton intervention sur le somnanbulisme, ou les exemples de reves lucides qu’a vécu Xil ou la façon dont vous avez approché personnellement le sujet.

    Merci en tout cas pour ce podcast !

  3. F. Brunot
    F. Brunot dit :

    Merci pour ce podcast,

    Une page wikipédia mentionne un état précédant l’endormissement et propice aux hallucinations : l’état hypnagogique : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_hypnagogique

    La scientificité de cette page semble faible, il s’agirait donc au mieux d’un état hypothétique.

    Le fonctionnement de ce fouills de câbles électriques alimentés par énergie biologique et qu’on appelle “système nerveux central’ est réellement stupéfiant.

    Beaucoup de questions me viennent à l’esprit : Est-ce que les hallucinations visuelles types araignées géantes, démons, fantômes se superposent à la réalité du sujet ? Y a-t-il perception de la chambre et de l’hallucination ou s’agit-il d’une conscience spatiale de la chambre ? S’agit-il d’hallucinations accompagnées d’une activation des amygdales ? Est-ce que l’hallucination est capable de bouger ? Est-elle une simple image fixe ? Est-elle perçue en “couleur” ?

    Il me semble qu’il y a une différence entre les araignées (animaux) et les démons et les fantômes car les araignées ne sont pas dotées de volonté, ce ne sont pas des agents intentionnels (contrairement aux démons et aux fantômes, capables, dans la réalité subjective des individus, de vouloir/percevoir/se souvenir, etc). Le sujet rapporte-t-il que l’hallucination est capable de le poursuivre ?
    Une araignée déclencherait peut-être une réaction de peur là où un fantôme déclencherait pour sa part une impression de présence dérangeante avec maintien d’une attitude curieuse envers l’objet du rêve (le fantôme).

    Je pense aussi que certains individus, du fait de la structure de leur système nerveaux central ou des inférences réalisées par ce dernier sont plus à même de rapporter ces hallucinations. Vaab a précisé que les troubles schizophréniques sont caractérisés par des hallucinations (cf séminaire 2010-2011, intervention du psychiatre Gilles Fénélon, chaire de psychologie cognitive et expérimentale du Collège de france).

    Ensuite, sachant la théorie de la plasticité neuronale (possibilité d’inhiber et de potentialiser à long terme des connexions synaptiques), un apprentissage devrait permettre à davantage de gens d’expérmenter ces rêves lucides.

    J’avais aussi une question sur la durée de perception du stimulus interne lors de l’hallucination mais M. Abrassart rapporte une durée de 30 secondes environ. 30 secondes à percevoir une araignée géante dans une chambre, ou à tenter de fuir, ça doit être particulièrement effrayant.

    Un grand merci pour cet épisode.

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