19 réponses
  1. Le Métayer Alain
    Le Métayer Alain says:

    Les enseignants qui veulent s’informer iront sur « éduscol » ou « canopé » (sources officielles) et tomberont sur ça :
    http://eduscol.education.fr/cid52893/zoom-sur-les-intelligences-multiples.html
    ou ça :
    http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_mediatheque/?p=15050
    Ils en sortiront convaincus que la « théorie des intelligences multiples » est, bien évidemment, sans l’ombre d’un doute, valide.
    Puissent-ils tomber sur ce balado ou sur le chapitre 3 du livre de Normand Baillargeon « Légendes pédagogiques » ou sur les pages 156 à 161 du livre de Daniel Willingham « Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! ».

  2. Gwennaëlle
    Gwennaëlle says:

    Je viens de finir de lire « l’art d’avoir toujours raison » de Schopenhauer. Je crois qu’il a oublié une stratégie plus lamentable que toutes les autres qui va être pour moi d’apprendre tout votre podcast à la virgule près.
    Quand j’ai été confrontée aux « intelligences multiples » ça m’a semblé tellement « niais » et anti-scientifique que j’ai essayé d’expliquer ce que l’intelligence est et ce qu’elle n’est pas car je croyais avoir une vision raisonnable des choses.
    Je ne sais pas si j’ai raison dans ma manière d’aborder ce sujet mais je me suis heurtée à un mur que j’ai trouvé très frustrant.
    Au fond je peux faire fausse route en m’imaginant que votre podcast est tellement « sans danger » qu’un interlocuteur ne se sentirait pas mis en cause.
    Peut être que Gardner nous soulève un lièvre mais pas celui pour lequel il est connu actuellement.

  3. Florence
    Florence says:

    Voilà enfin bien explicité mon malaise face à toutes ces personnes qui parlent de ces types « d’intelligences ». Je suis moi-même musicienne, et je ne considère pas qu’il s’agit d’une intelligence spéciale. Il s’agit d’apprentissage et de compétences. Et effectivement, ces pseudos théories permettent à l’Education Nationale de valoriser tout le monde pour son intelligence alors que la valeur de l’être humain ne réduit pas à elle, et que c’est aussi à l’école de faire valoir les autres qualités des élèves.

  4. Le Spectre
    Le Spectre says:

    Non l’intelligence multiple ne va pas à la mesure de l’intelligence !
    D’où l’incompréhension de la théorie de Gardner par les scientifiques qui font de la mesure un a priori (Platon, Locke).

    Or, la science commence par la contemplation : concret 2 réel (le regardé/l’expérience) abstrait 1 catégorisé (abstraction) concret 2 pensé (théorie). Je vous envoie à Darwin, Marx, Wegener, Vygotski, Wallon, Stephen Jay Gould, Alexandre Zinoviev entre autres.

    La mesure vient après afin d’affiner la théorie ou simplement la modéliser : Concret 2 pensé abstrait 2 mathématisé (modélisation) concret 3 numérisé (modèle)

    Or, la psychiatrie (DSM) et la psychologie hégémoniques (QI) usent de la mesure de manière a priori. Ce qui génère des absurdités issues de l’idéologie et de la philosophie hégémoniques des sociétés occidentalistes et un mal mesure de l’homme pour reprendre le titre de Stephen Jay Gould. Ce dernier use par contre la mesure de manière a posteriori. De même que le plus grand des psychologies français Henri Wallon dans la constitution de test (cf aussi Emile Jalley aux éditions Harmattan). La mesure a priori génère spontanément une hiérarchisation d’autant plus soutenu par l’idéologie spencerienne (Herbert Spencer) en adéquation avec l’ordre hégémonique de la société.

    Sinon, pour une vision plus juste de Gardner, je vous envoie aux études de Yves Richez sur le potentiel et le talent.
    Richez dialectise Gardner par sa culture sur le monde chinois. Sa dialectique rejoint celle de la lignée scientifique d’Hegel : Karl Marx, Lev Vygotski, Henri Wallon, Paul Langevin, JBS Haldane, Stephen J. Gould, Alexandre Zinoviev, Richard Lewontin, Efitschio Bitsakis.

    Il étend, affine et dépasse Gardner. il n’use pas du terme d’intelligence mais de Mode Opératoire Naturel (MoON). Il y découvert un mode extrapersonnel. il rapproche deux à deux les MoON et on y observe que l’intra et l’inter sont séparé. L’intra est proche de l’extra tandis que l’inter et proche du gestuel.

    Il intéresse :
    * la pédagogie et l’éducation : http://enterredenfance.blogspot.fr/2015/12/de-howard-gardner-yves-richez-une.html
    * le management et l’entreprenariat : http://www.talentreveal.com/blog/conference-innovation-pour-la-detection-des-talents-metz-2016

    En un mot, il intéresse l’encadrement de la communauté.

    Il est entrain d’écrire un livre qui sortira aux éditions ISTE dans le courant de l’année 2016.

    La théorie d’Yves Richez conduit a faire table rase des mesures a priori (QI et autres classifications aprioris). Ca va à l’évaluation (écart) et à la potentialisation des choses (domaine de la propension et de la disparité) et non à la hiérarchisation (grandeur) et à l’exploitation des choses (domaine de la compétition et de l’unicité).

    Sébastien Lemoine

  5. Culot
    Culot says:

    Bonjour,

    Je constate que beaucoup de psychologues trouvent un grand intérêt dans les intelligences multiples. Mais ce sont souvent aussi des psychologues spécialisés dans le Haut-Potentiel. N’y a t’il pas une grande « intelligence » de la part d’un enfant qui comprend plus vite que les autres comment gérer son équilibre? N’y a t’il pas une plus grande « intelligence » de la part de personnes qui naturellement, sans aide extérieure vont être capables d’introspections poussées et des remises en questions liées? N’y a t’il pas un plus grande « intelligence » de la part de personnes qui avec le même bagage technique que d’autres, vont comprendre comment associer un rythme et un texte pour en faire une chanson ? Peut-être que vous préférerez l’appeler autrement, mais je peux vous dire que si ce n’est pas de l’intelligence ça y ressemble.
    La psychologie n’est pas ma spécialité. Mais n’est-ce pas le propre d’une théorie que de devoir être vérifiée par la suite ? Les plus grands savants n’ont-ils pas d’abord constaté un phénomène, puis tenté de l’expliquer avec une théorie? De nouveau, le mot vous gêne peut-être et vous préférez peut-être l’appeler hypothèse. En tous cas, je peux vous dire que aujourd’hui c’est ce qui me semble le plus clair pour expliquer ce que vivent les personnes HP.

  6. Pascal Engelmajer
    Pascal Engelmajer says:

    La lecture de la page du lien proposé ci-dessus :
    http://eduscol.education.fr/cid52893/zoom-sur-les-intelligences-multiples.html est loin de m’avoir convaincu que la théorie de Gardner est une théorie scientifique. Ce n’est d’ailleurs pas le propos de l’article. Il existe énormément d’expérimentation de formules pédagogiques fondées sur des croyances dont au final le fondement scientifique influence peu les résultats.
    J’en suis arrivé à la conclusion que la théorie n’est importante que parce qu’elle donne une structure à l’action pédagogique plus efficace qu’un simple empirisme et fournit un moyen de prendre du recul.
    J’ai par exemple utilisé le goût de la musique (l’intelligence musicale de Gardner ?) comme élément de motivation et de réussite dans l’apprentissage de la mathématique.
    Bref cet article en lien ne prétend pas valider les théories de Gardner mais les appliquer.

  7. Le Métayer Alain
    Le Métayer Alain says:

    @ Pascal Engelmajer
    Il y a un petit malentendu. Je n’ai jamais dit ni voulu dire que les pages données en lien démontraient la validité de la théorie en fournissant des preuves empiriques ou une argumentation solide. J’ai dit que les lecteurs « en sortiront convaincus que la « théorie des intelligences multiples » est, bien évidemment, sans l’ombre d’un doute, valide. »
    Or, il existe au moins deux façons d’être convaincu :
    n°1 : Prendre connaissance de preuves, d’arguments… en faveur de la théorie.
    n°2 : Constater qu’une autorité compétente et légitime (ici eduscol et canopé) utilise la théorie sans qu’à aucun moment la validité de cette dernière ne soit remise en cause ni même discutée. Qui aurait l’idée saugrenue de vouloir mettre en cause la solidité d’une théorie appliquée et recommandée par une autorité légitime et compétente ?

    Petit exercice : faire la liste de toutes les théories que vous tenez pour valides et demandez-vous de quelle façon (n°1 ou n°2) vous avez été convaincus.

  8. KALOUDIS
    KALOUDIS says:

    je vais ajouter à tous vos commentaires éclairés celui ci…

    « Ce que j’entends, je l’oublie
    ce que je vois je m’en souviendrai peut-être
    mais ce que je fais je le comprends »
    ainsi l’avait déjà établi CONFUCIUS en 450 AVJC

    je suis metapédagpgue (www.metapedagogue.com) de métier depuis plus de 30 ans et formée à la transmission avec les I M selon Gardner ( des équipes canadiennes étant venues dans l’école pilote où j’enseignais en Angleterre = 25 ans) Je dis souvent que nous n’avons rien inventé. ni rien découvert au fond mais juste rétabli quelque chose qui nous avait échappé . A mon sens il ne s’agit ni uniquement de psychologie, ni uniquement d’education mais surtout de bon sens. J »encourage tous les enseignants à connaitre comment ils fonctionnent sur le plan des IM ( je fais faire un test déjà bien éprouvé à tous mes stagiaires) et ensuite appliquer une part de chaque intelligence dans chacune de leur session. Histoire de TOUCHER chaque individu. C’est faisable si on veut bien s’en donner la peine.
    A propos d’autorité compétente pour valider la théorie … ne comptez pas dessus! en France tout ce qui marche pour faire évoluer les choses sont mises à l’écart. Faites simplement ce qui vous semble juste. N’attendez pas les validations à droite ou à gauche. Avec les HP on est capable de les aider à tracer un chemin de vie a partir d’un profil des IMs ( je peux en parler puisque j’en fais chaque semaine pour leur orientation en fin de seconde) . Les jeunes sont satisfaits et les parents aussi. Osez et soyez curieux.

  9. Tux
    Tux says:

    Vous parlez d’intelligence sans jamias définir ce terme. Oui je sais c’est l’objectif de votre analyse. Comment les.scizntifiques définissent ils exactement le mot intelligence ?
    C’est un peu comme tergiverser des heures sur la taille de la tour Eiffel en boîte d’allumettes sans préciser les dimensions des boîtes ni les modalités d’empilement…

  10. Alys
    Alys says:

    Bonjour, et merci pour cet excellent podcast.

    Je me permets cela dit de commenter pour souligner ce qui me semble être un biais dans l’exemple donné par Mackintosh lorsqu’il fait une comparaison de validation sociale entre le chercheur, la rock-star et le footballeur. Pour moi, il y a un biais de célébrité là-dedans : pour que la comparaison soit réellement valide, ne faudrait-il pas mieux comparer un chercheur, un pianiste de bar pas spécialement reconnu et un prof d’EPS ? (auquel cas il me semble effectivement que le chercheur est le plus reconnu des trois) Ou, pour rester dans la célébrité et « corriger » l’exemple de Mackintosh, le chercheur serait remplacé par, par exemple, un prix Nobel de physique (auquel cas tous les trois sont, me semble-t-il, socialement reconnus, la célébrité ayant cet effet-là en général^^).

    Voilà, ça n’est pas essentiel mais ça me tracassait. Il faut reconnaître ceci dit que cela valide l’observation de Gardner selon laquelle l’intelligence « facteur g » serait plus reconnue socialement ; ce qui ne veut pas dire que ça valide l’imbroglio pseudo-théorique qui y fait suite.

  11. Le Spectre
    Le Spectre says:

    Dans son discours au congrès de Québec, en nov 1980, « A propos de ces enfants que vous dites exceptionnels » qui l’on trouve dans son livre « Où en est la psychologie de l’enfant ? », René Zazzo relate l’histoire d’une jeune ado qui a de grande difficulté de lecture. Afin de mesure le degré de « débilité mentale », on lui a donc fait passer un test de QI. La grande surprise est que son résultat au test est de 120. Avec ce résultat élevé, elle est catégorisée aujourd’hui comme « mieux-douée », « supérieure ».

    Pourtant, « elle était incapable d’organiser des sériations (mette en série des couleurs, des bâtonnets de longueurs différentes) malgré des capacités logique excellentes, qu’elle était incapable d’organiser (haut-bas, droite-gauche) la surface dune feuille de papier. C’était là un cas très pur et très particulier de dyslexie. La dyslexie avait crée l’illusion de débilité. »

    Ils ont naturellement réglé le problème de lecture de la jeune fille qui a rattrapé son retard en moins de 2 ans.

    Mais « Ce qu’il y a d’original, de paradoxal dans le cas de Josiane, c’est qu’un enfant non débile nous ait embarqués vers une recherche sur la débilité. Et cette recherche a duré plus de dix ans et elle a mobilisé à temps partiel une dizaine de chercheurs. Je vous ferai grâce de tous les incidents de parcours.
    Je vous dirais seulement nos conclusions majeures :
    * Le notion de débilité a littéralement éclaté.
    * Et dans le même temps la notion d’intelligence elle-même a perdu pour moi son apparente simplicité. Je ne parle plus de l’ ‘intelligence’ mais, au pluriel, d’intelligences ».

    Or, Il faut savoir aussi que pour Binet et Simon, les individus que ont des difficultés de lecteur rentraient dans la catégorie de l’« imbécilité » (cité in Segers, la psychologie de la lecture, 1939).

    La jeune fille est donc passée d’une catégorie d’« imbécilité » à une catégorie de « doué ». Kesako ???

    Or, «imbécilité», «surdoué», «hyperactif», «génie», «haut-potentiel» et pleins d’autres catégories de la « mesure a priori » (SL) sont des erreurs catégorielles (dont algorithmiques). Ces erreurs sont le résultat de la « mal mesure de l’homme » (Stephen Jay Gould) caractérisée par les tests QI, la psychiatrie ultra-empiriste (classification DSM) et la psychologie scientifique (neuroscience, cognitivisme) soit des domaines de la « mesure » qui font de la mesure un a priori. Ca conduit à voir l’intelligence comme un objet mesurable et une unité de l’être.

    Le constat des intelligences par Zazzo se concilie avec les études d’Yves Richez sur le « Talent » qui comme je l’ai déjà dis ci-dessus met à jour et dépasse dialectiquement Howard Gardner. Dans son livre Zazzo met aussi en avant une intelligence rusée. Elle n’existe pas chez Howard Gardner. Or, Yvez Richez l’a découverte à travers le « mode opératoire naturelle extrapersonnelle ».

    Je rappelle que le live d’Yves Richez de sur sa thèse sort au mois de mars 2017 aux éditions ISTE.

    Un aperçu de son « Talent » : http://www.focusrh.com/tribunes/predire-les-talents-ou-anticiper-leur-utilite-par-yves-richez-28121.html

    Sébastien Lemoine

  12. Ydrac
    Ydrac says:

    De mon point de vu le problème dans votre analyse c’est que vous considérez le QI uniquement comme une unité de mesure alors qu’en tant que psychologue c’est l’analyse clinique et détaillée de chaque subtest qui prime sur le chiffre. De même les intelligences multiples ne sont pas là pour remplacer le QI, il ne s’agit pas d’une théorie pour quantifier mais pour essayer de comprendre et valoriser les points forts d’élèves mis en difficulté par les méthodes d’apprentissage classiques, en leur proposant des alternatives qui partent de leurs domaines de facilité. L’important n’est pas le nom qu’il a donné à ses idées mais les propositions pédagogiques qu’il propose.

  13. Le Spectre
    Le Spectre says:

    D’une manière globale en psychologie et surtout dans sa praxis et son application on est encore loin du regard scientifique d’Henri Wallon. Ça reste globalement dans la mesure même si en France il est vrai que l’on est moins obtus que les pays fortement influencés par la pensée empiriste. C’est surtout dans la psychologie scientifique que ça reste dans le biologisme ou l’innéisme.

    En science, les mesures sont importantes mais de manière a posteriori c’est à dire encadrée par la théorie afin de représenter de façon simplexe le réel complexe. C’est là, où le technicien intervient pour renverser la tendance de l’anomalie mise à jour tout en restant dans le cadre du développement naturel du phénomène ambivalent. Le test reste ainsi un outils : « Si l’étude des maladies mentales et la connaissance de malades peuvent tirer profits des tests, c’est à conditions de les utiliser comme outils et non d’en hypostasier les résultats » (Henri Wallon : https://www.facebook.com/sebastien.lemoine.311/posts/1538147836201006)

    Mais, d’une manière générale, on use de la mesure de manière a priori comme un outils afin de sélectionner ce qui ne rentre pas dans nos préjugés définis comme norme. Ce qui va contre la disparité de la nature et donc à l’encontre de la santé globale et contre une majorité de l’humanité vu comme troublée.

    Sinon, voilà une belle citation D’Émile Jalley citant également Henri Wallon :

    => Jalley, E. (2014). L’encyclopédisme dialectique dans la psychologie d’Henri Wallon (p. 335-6, chap 9, pg 4.2) in Louis Althusser et quelques autres (Note de cours 1958-1959). L’Harmattan.

    « La question de la mesure des aptitudes a toujours été l’une des plus difficiles au double point de vue technique et théorique de l’histoire de la méthodologie et de l’épistémologie en psychologie.

    Les problèmes qui s’y posent sont en réalité des problèmes philosophiques, touchant les rapport de la qualité à la quantité (Hegel, Marx, Bergson), qui n’ont jamais été clairement résolus.

    Wallon y déploie une remarquable perspicacité de même qu’un impressionnant esprit de synthèse.

    « Une aptitude n’est pas autre chose que de pouvoir satisfaire, dans des conditions déterminées à un test choisi … Manifestement apparentée à la psychologie du comportement, la méthode des test n’en a pourtant pas été déduite, mais à pour origine directe des problèmes pratiques.»

    La méthode de Binet et Simon (1905, 1908, 1911) n’a cessé de se développer par « ‘une dialectique toute expérimentale’ », de manière d’abord « purement empirique ».

    Cette méthode apparait ‘à l’inverse’ [du particulier au général] de l’usage des tests par les aliénistes adeptes de l’ « ancienne psychologie ». Cependant, tels praticiens de la psychométrie agissent encore de même en identifiant une fois pour toutes un test à une aptitude correspondante.

    _

    Dès l’origine, la méthode de Binet-Simon exprime une « tendance à confondre l’opportunité avec les principes ».

    A cette époque, « la psychologie, qui, pour être scientifique, s’attachait à la technique, ne savait qu’adopter l’idéologie de la psychologie [introspective] dont elle répudiait le plus les méthodes ».

    En psychologie, « entre l’objet à mesurer et la mesure, il faut choisir, Si c’est elle qui l’emporte dans l’esprit du chercheur, il saura seulement dire de l’objet qu’il est conforme ou non. Sa connaissance sera donc ou purement négative, pour l’objet auquel la mesure ne convient pas, ou strictement réduite pour les autres, à ce que la définition de la mesure peut contenir de positif ».

    L’universalité des tests de B.-S. ne résistait pas en fait à un léger décalage de latitude ou de milieu. Le remplacement des tests verbaux n’a pas complétements réussi à supprimer ces différences.

    Il serait « chimérique de chercher une opération intellectuelle sans objet [Note : thèse des mécanismes de la mémoire], et un objet intellectuel sans lien avec une société particulière. On ne saurait distinguer l’intelligence de ses opérations. »

    Avec le postulat de l’équivalence entre l’âge et l’intelligence, du développement parallèle de l’individu et de l’être intellectuel, « l’activité intellectuelle pure se trouve comme immobilisée dans l’intelligence-substance… distincte de toutes les variations que lui font subir ses objets différents et le milieu ».

    Il a fallu ‘ s’affranchir de ce « réalisme métaphysique » par l’étude « des affinités ou des antagonismes » qui font voir l’intelligence en action » »

    Pour conclure, je trouve que que cette citation d’Henri Wallon « On ne saurait distinguer l’intelligence de ses opérations. » se consilient (sic) parfaitement aux « modes opératoires naturels » d’Yves Richez.

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] existait des « intelligences multiples » indépendantes les unes des autres, sans pour autant réussir à imposer ce concept. Quoi qu’on en dise, malgré leurs limitations, les tests de QI semblent mesurer quelque […]

  2. […] existait des « intelligences multiples » indépendantes les unes des autres, sans pour autant réussir à imposer ce concept. Quoi qu’on en dise, malgré leurs limitations, les tests de QI semblent mesurer quelque […]

  3. […] Et là un PodCast de Nicolas Gauvrit. […]

  4. […] existait des « intelligences multiples » indépendantes les unes des autres, sans pour autant réussir à imposer ce concept. Quoi qu’on en dise, malgré leurs limitations, les tests de QI semblent mesurer quelque […]

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *