Épisode #239: A propos des arguments de Catherine Vidal (5. la plasticité cérébrale)

Nicolas Gauvrit discute des arguments de Catherine Vidal (5. la plasticité cérébrale).

Alexander, G. M., & Hines, M. (2002). Sex differences in response to children’s toys in nonhuman primates (Cercopithecus aethiops sabaeus). Evolution and Human Behavior, 23(6), 467-479. [Les préférences pour les jouets genrés chez les singes]

Archer, J. (2004). Sex differences in aggression in real-world settings: A meta-analytic review. Review of general Psychology, 8(4), 291. [Les garçons sont plus agressifs que les filles]

Auyeung, B., Baron-Cohen, S., Ashwin, E., Knickmeyer, R., Taylor, K., & Hackett, G. (2009). Fetal testosterone and autistic traits. British Journal of Psychology, 100(1), 1-22. [Le taux de testostérone prénatal prédit des traits autistiques]

Bayliss, A. P., Pellegrino, G. D., & Tipper, S. P. (2005). Sex differences in eye gaze and symbolic cueing of attention. The Quarterly Journal of Experimental Psychology, 58(4), 631-650. [Dans la même veine que l’expérience de Connellan et al.]

Braunstein, G. D., Sundwall, D. A., Katz, M., Shifren, J. L., Buster, J. E., Simon, J. A., … & Watts, N. B. (2005). Safety and efficacy of a testosterone patch for the treatment of hypoactive sexual desire disorder in surgically menopausal women: a randomized, placebo-controlled trial. Archives of Internal Medicine, 165(14), 1582-1589. [Les patchs à la testostérone sont efficaces pour augmenter le désir et la satisfaction sexuelle chez les femmes.]

Buster, J. E., Kingsberg, S. A., Aguirre, O., Brown, C., Breaux, J. G., Buch, A., … & Casson, P. (2005). Testosterone patch for low sexual desire in surgically menopausal women: a randomized trial. Obstetrics & Gynecology, 105(5, Part 1), 944-952. [Les patchs à la testostérone sont efficaces pour augmenter le désir et la satisfaction sexuelle chez les femmes.]

Campbell, D. W., & Eaton, W. O. (1999). Sex differences in the activity level of infants. Infant and Child Development, 8(1), 1-17. [Les garçons plus turbulents que les filles.]

Cohen-Bendahan, C. C., van de Beek, C., & Berenbaum, S. A. (2005). Prenatal sex hormone effects on child and adult sex-typed behavior: methods and findings. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 29(2), 353-384.

Connellan, J., Baron-Cohen, S., Wheelwright, S., Batki, A., & Ahluwalia, J. (2000). Sex differences in human neonatal social perception. Infant Behavior and Development, 23(1), 113-118. [Différences sur des enfants de 1 jour]

Hassett, J. M., Siebert, E. R., & Wallen, K. (2008). Sex differences in rhesus monkey toy preferences parallel those of children. Hormones and Behavior, 54(3), 359-364. [Préférences pour les jouets genrés chez les singes.]

Hines, M. (2006). Prenatal testosterone and gender-related behaviour. European Journal of Endocrinology, 155(suppl 1), S115-S121. [Effet de la testostérone prénatal sur les comportements chez l’humain]

Lacreuse, A., Herndon, J. G., Killiany, R. J., Rosene, D. L., & Moss, M. B. (1999). Spatial cognition in rhesus monkeys: Male superiority declines with age. Hormones and Behavior, 36(1), 70-76. [Entre autre : compétences spatiales supérieures chez les mâles singe rhésus]

Levine, S. C., Huttenlocher, J., Taylor, A., & Langrock, A. (1999). Early sex differences in spatial skill. Developmental psychology, 35(4), 940. [Différences spatiales précoces chez l’humain]

Lippa, R. A. (2010). Sex differences in personality traits and gender-related occupational preferences across 53 nations: Testing evolutionary and social-environmental theories. Archives of sexual behavior, 39(3), 619-636. [La culture n’a pas d’effet prévisible sur les différences de préférences]

Lutchmaya, S., & Baron-Cohen, S. (2002). Human sex differences in social and non-social looking preferences, at 12 months of age. Infant Behavior and Development, 25(3), 319-325. [Différences à 1 an]

Lutchmaya, S., Baron-Cohen, S., & Raggatt, P. (2002). Foetal testosterone and eye contact in 12-month-old human infants. Infant Behavior and Development, 25(3), 327-335. [La testostérone prénatale prédit des comportements sociaux]

Moore, D. S., & Johnson, S. P. (2008). Mental Rotation in Human Infants: A Sex Difference. Psychological Science, 19(11), 1063-1066. [Différences en rotation mentale à quelques mois]

Pellegrini, A. D., & Archer, J. O. H. N. (2005). Sex differences in competitive and aggressive behaviour. Origins of the social mind, 219-244. [Les hommes comme les singes mâles plus agressifs]

Quinn, P. C., & Liben, L. S. (2008). A sex difference in mental rotation in young infants. Psychological Science, 19(11), 1067-1070. [Différences en rotation mentale à quelques mois]

Schmitt, D. P., Realo, A., Voracek, M., & Allik, J. (2008). Why can’t a man be more like a woman? Sex differences in Big Five personality traits across 55 cultures. Journal of personality and social psychology, 94(1), 168. [La culture n’a pas d’effet prévisible sur les différences de personnalité]

Simon, J., Braunstein, G., Nachtigall, L., Utian, W., Katz, M., Miller, S., … & Davis, S. (2005). Testosterone patch increases sexual activity and desire in surgically menopausal women with hypoactive sexual desire disorder. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 90(9), 5226-5233. [Les patchs à la testostérone sont efficaces pour augmenter le désir et la satisfaction sexuelle chez les femmes.]

1 réponse
  1. Ewa Z
    Ewa Z says:

    Je voudrais attirer l’attention des sceptiques sur l’article critique de qualité publié sur le site d’Odile Fillod et concernant, entre autres, une partie des affirmations disons « approximatives » de Nicolas Gauvrit dans cette conférence : http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2014/07/23/camion-poupee-jeux-singes/
    Voir : Cas n° 12

    « Nicolas Gauvrit, membre depuis 2007 du comité de rédaction du magazine Science et pseudo-sciences édité par l’Association française pour l’information scientifique (comme le fut Peggy Sastre avant lui), a une fâcheuse tendance à se livrer au pseudo-scepticisme sous couvert de zététique [64]. Dans le cadre d’une critique légitime de certains arguments avancés en faveur de l’idée que les différences psychologiques entre hommes et femmes n’ont rien de naturel, il a ainsi récemment mis en œuvre sa volonté (pseudo-sceptique) de convaincre qu’il existe de telles différences naturelles. Pour ce faire, il a instrumentalisé plusieurs études en les décrivant de manière erronée, parmi lesquelles nos fameuses études sur les singes. Dans une conférence mise en ligne sur le site Scepticisme Scientifiquel (« Le balado de la Science et de la Raison ») le 4 mai 2014, intitulée « Épisode #239: A propos des arguments de Catherine Vidal (5. la plasticité cérébrale) », c’est le tout premier argument qu’il invoque à l’appui de l’idée qu’il existe bel et bien des différences comportementales entre hommes et femmes qui sont en partie naturelles. Voici en quels termes (minutes 30:00 à 33:55, accédé le 25 juin 2014, hésitations retranscrites par des points de suspension) :

    « Si on retrouve chez des singes, par exemple, le même genre de différences que ce qu’on trouve chez les humains, et de manière régulière, c’est quand même un argument fort en faveur de cette idée que, ben, chez nous aussi, il y a un dimorphisme sexuel, différence entre mâles et femelles, entre garçons et femmes… et filles. Et c’est ce qui a été… démontré, par exemple, pour les préférences pour les jouets. Je sais pas si je vous avais déjà parlé de ça, en tout cas j’en avais parlé l’année dernière dans la petite conférence à l’université d’été de l’Observatoire zététique. Une expérience de 2002, de Alexander et Hines, a consisté à donner des jouets à de jeunes singes, je crois que c’était des singes capucins, si je me souviens bien, et donc on leur a donné des jouets, c’était soit des petites voitures, soit des balles, soit des poupées, des choses comme ça, et ce qu’ont… ce qu’ont fait les chercheurs, c’est mesurer le temps passé par chacun des jeunes singes à jouer avec chacun des jouets, voilà. Et ils ont observé le même tableau qu’on trouve chez les humains, à savoir que les femelles, par rapport aux mâles, ont… passent un peu plus de temps à jouer avec les poupées, et un peu moins de temps à jouer avec les voitures et les balles. En réalité, c’était même un peu… moins net que ça, en gros… en gros les femelles jouaient autant avec les voitures et les poupées, alors que les mâles avaient une nette préférence pour les voitures et les balles, par rapport aux poupées. Et puis il y a avait d’autres jouets, comme un livre en mousse par exemple, qui semblait attirer ni plus spécifiquement les mâles, ni plus spécifiquement les femelles. Alors quand on entend un résultat comme ça, évidemment ça fait rire au début. Il y a plein de commentaires amusés de lecteurs qui disent que c’est n’importe quoi. Pourquoi ça fait rire ? Parce qu’on imagine que la seule raison pour laquelle on pourrait apprécier une petite voiture, c’est parce que ça représente une grosse voiture et qu’on s’imagine la conduire. Les chercheurs ont quand même trouvé une explication autre. En fait, quand on observe ce que font les singes avec les voitures, très vite ils comprennent que ça roule, et donc ils poussent les voitures et ils courent après, ce que font d’ailleurs les mâles comme les femelles. Par contre avec les poupées, qu’est-ce qu’ils font ? Ben ils les… ils les… ils font tout de suite le lien avec des… des humains ou des singes, puisque ce qu’ils font, c’est les cajoler, ils les prennent dans leurs bras, ils font des bisous, et ils regardent sous la jupe, quand il y a une jupe, ou ils enlèvent le pantalon quand il y a un pantalon. Voilà, pour regarder ce qui se passe en-dessous. Et… voilà, donc tout ça, ça suggère qu’une explication toute simple serait simplement que les mâles ont un petit peu plus envie de jeux physiques que… sont plus intéressés, peut-être, par les… les choses physiques, donc ils ont envie de courir après la balle, courir après la petite voiture, et sont un tout petit peu moins intéressés que les filles… que les femelles en l’occurrence, par des objets… sociaux, entre guillemets, hein comme on appelle ça en psychologie, donc en l’occurence des congénères ou des humains. Voilà, ça pourrait expliquer la différence sans passer par la supposition que les singes identifient les voitures et ont envie d’avoir une Porsche. Alors, comme c’est quand même étonnant, cette étude, d’autres chercheurs l’ont répétée, et donc c’est pas une étude isolée, celle-ci, elle a été répétée plusieurs fois, et plusieurs fois on a retrouvé la même chose. Notamment, il y a une réplication de Hassett et Siebert en 2008, je vous mettrai les références sur le… sur le blog du balado, donc voilà, c’est une expérience de Hassett, Siebert et Wallen qui trouve le même résultat, publié en 2008, six ans plus tard, donc. Voilà, il y a donc, comme ça, au moins pour la préférence pour les jouets sexués, quelque-chose d’assez étonnant, c’est qu’on retrouve chez des singes la même chose, le même profil que ce qu’on a chez les humains. »

    Non content d’introduire sa présentation par un mensonge (on a retrouvé « de manière régulière » chez des singes, « démontré », qu’il existait un « dimorphisme sexuel » dans « les préférences pour les jouets »), il enfonce singulièrement le clou dans sa conclusion : il affirme que l’étude a été « répétée plusieurs fois » alors qu’elle ne l’a jamais été, il invente que ces « répétitions » imaginaires ont « retrouvé la même chose », et il qualifie l’étude de 2008 de « réplication » ayant trouvé « le même résultat » alors qu’une étude menée sur une autre espèce de singes et en utilisant un dispositif expérimental bien différent peut d’autant moins être qualifiée de « réplication » qu’elle a trouvé des résultats différents, ainsi que l’avaient souligné ses auteurs.

    A côté de ça, nombre de ses reformulations paraissent assez dérisoires (passons sur les chercheuses transformées en chercheurs et les vervets en capucins), mais il faut tout de même les souligner car l’accumulation finit par induire un glissement conséquent. D’abord l’étude n’a pas utilisé « des » petites voitures, balles, poupées, etc, mais une voiture bien particulière, une poupée bien particulière, etc. Ensuite il ne s’agissait pas spécifiquement de « jeunes » singes, des adultes y compris âgés étant inclus. Enfin, il est plus que délicat d’affirmer que « les femelles jouaient autant avec les voitures et les poupées, alors que les mâles avaient une nette préférence pour les voitures et les balles » : ni toutes les femelles, ni tous les mâles n’ont manifestement eu un comportement typique de leur sexe ; rien ne permet a priori de qualifier de « jeu » les contacts dont la durée à été mesurée par les chercheuses ; elles invitaient à interpréter avec prudence les comparaisons entre jouets à l’intérieur de chaque groupe de sexe car leur dispositif expérimental rend cette interprétation incertaine, et les seules comparaisons de ce type qu’elles rapportent sont le plus long temps passé en moyenne par les femelles au contact des jouets « féminins » que « masculins », et le temps en moyenne équivalent passé par les mâles au contact des jouets « féminins » et « masculins ».

    Soulignons aussi une autre modalité de présentation biaisée de l’étude d’Alexander et Hines qui consiste à donner des détails manifestement sans importance aux yeux de Nicolas Gauvrit, puisqu’il ne s’assure même pas qu’ils sont corrects (singes capucins, livre en mousse), tout en omettant de donner :
    – des informations qui permettraient à son auditoire de se faire une idée des limites de l’étude (sa non réplication à ce jour, le faible nombre de singes testés, encore plus faible après exclusion de ceux qui n’ont touché aucun jouet, le fait qu’il s’agissait d’animaux élevés en captivité, qu’il s’agit d’une espèce dont la lignée s’est séparée de la nôtre il y a au moins 25 millions d’années, qu’ils ont été testés en groupe et non individuellement, par exemple) ;
    – des informations que les chercheuses avaient jugées importantes pour comprendre les résultats de leur étude (la couleur de la poupée et de la casserole) mais qui ne collent pas avec l’interprétation qu’il a envie d’en faire ;
    – les résultats de l’étude qui risqueraient de la rendre moins convaincante aux yeux de son auditoire (comme jouet « neutre » il y avait aussi une peluche, et les femelles n’ont en moyenne pas passé plus de temps à son contact que les mâles, qui s’y sont en moyenne plus « intéressés » qu’à la voiture si on prend comme lui au sérieux les comparaisons intrasexe, et comme jouet « féminin » il y avait aussi une casserole, et c’est en moyenne le jouet auquel les femelles se sont le plus « intéressées »).

    Ca fait déjà beaucoup, mais Nicolas Gauvrit va encore plus loin lorsqu’il présente son explication des comportements des singes et entreprend de (se) convaincre qu’elle constitue une explication également plausible chez l’être humain, le lapsus qui lui fait dire « filles » au lieu de « femelles » étant ici révélateur :
    – il invente que les singes poussent les voitures et « courent après », précisant même que tous le font quel que soit leur sexe (même en imaginant qu’il s’est emmêlé les pinceaux avec l’étude de Wallen ça ne colle ni avec ce qu’on voit sur la vidéo, ni avec ce qu’on peut lire dans l’article) ;
    – il invente que les singes cajolent, prennent dans leurs bras les poupées, les embrassent (rien de tout cela ne figure dans l’article), et « regardent sous la jupe, quand il y a une jupe » ou « enlèvent le pantalon quand il y a un pantalon » (ça m’a paru tellement énorme que pour en avoir le cœur net j’ai demandé à Gerianne Alexander si la poupée avait une jupe non visible sur la photo ou un pantalon amovible, et elle m’a répondu par retour de mail que non) ;
    – il présente comme des faits ses trois suppositions que « très vite » les singes « comprennent que ça roule », qu’ils « font tout de suite le lien » entre les poupées et « des humains ou des singes », et que s’ils soulèvent les jupes ou enlèvent les pantalons c’est « pour regarder ce qui se passe en-dessous » ;
    – il présente comme étant l’explication que « les chercheurs ont […] trouvé » celle que les singes font le lien entre les poupées et « des humains ou des singes », c’est-à-dire des « objets sociaux », or non seulement ça n’est pas l’explication que proposent Alexander et Hines, mais comme on l’a vu elles l’ont testée et rejetée explicitement dans l’article ;
    – il propose l’explication « toute simple » (entendez : « conforme au stéréotype de genre dont je suis convaincu de la pertinence ») que les mâles ont simplement plus envie de jeux physiques que les femelles, or comme on l’a vu Gerianne Alexander a publié en 2012 un test de cette hypothèse et conclu qu’il fallait chercher une autre piste d’explication.

    Comme Nicolas Gauvrit fait allusion à sa conférence organisée par l’Observatoire zététique durant l’été 2013, je me suis demandé s’il avait parlé de ces études sur les singes dans les mêmes termes, et je n’ai pas été déçue. Jugez plutôt (conférence en ligne datée du 6 juillet 2013, intitulée « Nicolas Gauvrit, les différences femmes-hommes ») :

    [54:08 à 55:03] « Sur cette histoire-là il y a un autre argument qui est… qui m’a complètement scié, qui est l’expérience de Melissa Hines, un des deux bouquins dont je vous ai parlé. Elle, elle s’est demandé si ces préférences, ben si c’est vraiment inné, est-ce que ça marcherait pas avec euh… d’autres animaux. Elle a essayé avec des singes, des bébés singes, elle leur a balancé des camions et des poupées, elle a filmé, et elle a trouvé une différence. C’est assez curieux, en gros les… les femelles ont pas de… aiment autant les poupées que les… que les camions, et les garçons [sic] ont une préférence pour les camions, donc ils jouent un peu plus longtemps avec les camions qu’avec la poupée. Alors après elle s’est posé la question : comment on pourrait expliquer un truc aussi délirant, puisqu’a priori c’est culturel, un camion ça représente rien, et elle a trouvé une piste (c’est qu’une hypothèse), c’est que très vite, en fait, les singes comprennent qu’avec les camions, on peut les faire rouler, comme ça [joint le geste à la parole]et courir après, et donc elle dit peut-être que, en fait, la préférence c’est pas le camion en soi, c’est simplement le fait qu’on peut le lancer et courir après. Bon, ça c’est qu’une hypothèse, mais enfin voilà, le genre d’expériences qu’on peut faire. » [1:01:23, question d’un homme dans la salle] : « le camion, ça a des formes très géométriques, alors que la poupée non, donc il y a déjà des distinctions entre les deux objets. […] Est-ce que l’enfant ou le singe peut faire l’assimilation entre la poupée et un être vivant, et un camion et un objet pur ? […] » [Nicolas Gauvrit] : « Alors, l’assimilation poupée / être vivant, oui. Parce que les singes, quand ils jouent avec les poupées, ils les prennent dans les bras, comme ça, et ils soulèvent la jupe pour regarder comment c’est dessous. » [1 :08:16] « […] oui, chez les humains, mais chez les singes, non. Mais chez les humains, oui, non mais c’est pour ça que moi, je suis vraiment convaincu par le… les histoires d’Halpern, là, je pense que pour les… je suis vraiment convaincu par les résultats, là, sur les préférences pour les jouets, par exemple. Mais je suis aussi absolument convaincu que c’est énormément renforcé par la culture. »

    Vous avez dit « zététique »? »

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