Épisode #236: L’hypnose

Interview: Jeremy Royaux.
site de l’auteur : www.therapie-systemique-breve.be et www.nouvelles-perspectives.be

3 réponses
  1. aaryo
    aaryo dit :

    Pas de commentaire sur Derren Brown et son utilisation spectaculaire de l’hypnose?? Dommage! dans un autre épisode peut-être?

  2. jérémy royaux
    jérémy royaux dit :

    Hello Aaryo. Ce que fais Derren Brown est assez intéressant en effet mais dépasse le sujet hypnose car il utilise d’autres méthodes aussi, et souvent prépare le terrain. Il y avait déjà beaucoup de choses à aborder et peu de temps, on a du faire quelques choix 🙂
    cordialement,

  3. Jean-Baptiste Immers
    Jean-Baptiste Immers dit :

    [La première partie de mon commentaire concerne la vidéo « La vérité sur l’hypnose : Interview de Jérémy Royaux » néanmoins il ne me semble pas superflu de la laisser ici.]

    En préambule à mon commentaire, j’aimerais souligner le fait que je trouve la démarche de Jérémy très appréciable dans la mesure où il essaye de s’appuyer sur les connaissances issues de la psychologie scientifique dans ses thérapies. Il essaye également de démystifier la pratique de l’hypnose ce qui est un effort supplémentaire à mettre à son actif.

    Ces bases étant posées, j’aimerais mettre en avant 2 idées qui me semblent importantes à développer :

    -Le premier point est purement formel mais important à mes yeux. Jérémy est présenté comme étant diplômé en psychologie clinique. Ceci est factuellement vrai mais, présenté de la sorte, cela laisse penser au public qu’il est psychologue. Son cursus (3 ans) ne lui donne pas le droit de revendiquer (et il ne le fait d’ailleurs pas) un tel titre (qui nécessite 5 ans d’études). Cette précision peut sembler mesquine mais elle est pourtant importante dans un milieu où tout le monde se dit psy sans que les patients ne sachent à quelle formation cela renvoie selon les individus. Dans le cas de Jérémy, il semble évident qu’il propose des pratiques thérapeutiques de qualité même si sa formation initiale n’était pas la plus complète. Malheureusement pour des personnes ayant la même formation, le risque est grand de ne pas continuer à enrichir ses connaissances. Le niveau minimum de qualité offert par un assistant en psychologie (3 ans d’études) n’étant a priori pas le même que le niveau offert par un psychologue (5 ans d’études), il est important de rester clair sur les diplômes de chacun.

    -Ma deuxième observation porte plutôt sur le fond. J’ai eu l’occasion d’assister à une séance de formation en hypnose « offerte » par l’Association Française de Nouvelle Hypnose (AFNH) dans le cadre l’ouverture de leur formation à Bruxelles. Les intervenants étaient Evelyne Josse et Olivier Perrot (intervenant principal). Leur but était évidemment de faire la promotion de l’hypnose éricksonienne. Le niveau de cette journée était assez faible. Les informations données sur l’hypnose n’étaient jamais issues d’études scientifiques, il fallait les croire sur paroles ; leur « expérience » professionnelle faisant foi. Quand on connait les limites fortes de ce type de raisonnement, cela laisse sans voix. Une étude scientifique fût mise en avant pour justifier un argument selon lequel toutes les thérapies se valent. Problème, lorsque j’ai demandé des précisions sur cette étude, il a été incapable de me donner des informations complémentaires me disant qu’il ne l’avait lui-même pas encore lue. Après recoupement (ceci restant hypothétique), il semblerait qu’il s’agisse de l’étude de l’INSERM réalisée en 2004 et portant sur les différentes psychothérapies. Les conclusions de celle-ci sont évidemment radicalement différentes de celles présentées par le formateur en hypnose.

    D’après les affirmations de monsieur Perrot et celles de Jérémy Royaux, l’hypnose serait en fin de compte une sorte de méthode proche de la méditation ou de la relaxation. Sachant que les TCC proposent des outils similaires (Mindfulness ou l’ACT), pourquoi ne pas utiliser ces pratiques qui ont le mérite de ne pas avoir de connotation mystique ? Serait-il possible d’envisager une hypnose qui dirait clairement son objet, qui se distancierait clairement des pratiques douteuses, qui arrêterait de faire croire à un effet magique (le terme d’hypno-sédation étant par exemple propre à faire croire qu’on se passe de toute anesthésie) qui définirait de façon claire son domaine d’action ?

    Pour terminer, j’aimerais préciser que si tous les psychothérapeutes (ce qui inclut les psychologues cliniciens formés en 5 ans) appliquaient la démarche scientifique comme le fait Jérémy, le monde de la santé mentale se porterait bien mieux. Ce serait en effet hautement profitable aux patients qui doivent actuellement faire face à monde opaque dans lequel il est bien difficile de faire la distinction entre ce qui sérieux et ce qui ne l’est pas.

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